Home Regionalisme vendéen

Sondage

Quelle place pour la Vendée ?
 

Origine du surnom " ventre à choux" PDF Imprimer Envoyer
Écrit par WEBMASTER TROOSPEANET   
Vendredi, 01 Septembre 2006 21:49

"Ventre à choux" est le sobriquet le plus communément attribué aux vendéens. L’origine obscure de ce doux surnom a donné lieu a de multiples explications, souvent farfelues.

 

Par exemple ; d’aucuns attestent que ce serait du à l’usage de la feuille de choux comme remède miracle contre la diarrhée des nourissons. Une application de feuille de choux sur le bedon suffisant à endiguer le flux intestinal. D’autres anoblissent l’expression en situant ses origines à la guerre de Vendée. Les insurgés se mettant à plat ventre dans les champs de choux à la vue d’une patrouille de bleus. Mouais....

L’explication la plus plausible, laquelle nous avalisons de notre autorité, met en scène nos voisins charentais. Au début du XXème siècle, les vendéens du bocage s’en furent repeupler Les 2 Charente. Il existait d’ailleurs des "foires aux vendéens" où des "recruteurs" venaient engager les bras surnuméraires. Les familles catholiques du bocage battaient des records nationaux de fécondité, quand les charentais se gardaient de procréer outrancièrement , afin de ne point diviser les héritages. Bilan des courses : les fermes des 2 Charente manquaient de bras. On offrait donc des conditions inespérées aux vendéens qui n’avaient pour toute richesse que leur seule réputation de travailleurs acharnés. Tel qui vivotait sur quelques arpents ingrats se voyait confier une riche terre de 60 hectares. Au bout de quelques années de labeur, il acquérait un train de vie digne d’un "Monsieur".

Seulement, nos vendéens apportaient dans leurs valises leur bétail et leurs modes de cultures. Et parmi celles-ci, le fameux "choux fourager", dont ils plantaient de grandes quantités pour leurs bovins. Ce qu’ignorant, les Charentais supputèrent que ce devait être là la principale, sinon unique, source d’alimentation des migrants... " des ventres à choux , ces gens-là."



Mise à jour le Vendredi, 27 Avril 2012 21:26
 

Commentaires

avatar Vendéen de Courbevoie
+12459
 
 
Très plausible, j'ai dans la généalogie de ma famille l'époux d'une Libaud, petit paysan de Sainte Cécile, qui après un séjour de domestique à la Rochelle s'est acheté une grosse ferme en Charente ou il à fait souche, sqans rompre le contact avec les origines depuis un siècle, les 3 générations en questions de "cousins des Charentes" ont fidèlement visités les Cousins de Vendée.
avatar skfendre
+12455
 
 
J'ai pour ma part, deux informations :
1/ ce "sobriquet",viendrait du fait que les vendéens, mangeaient couramment les choux destinés au bétail..
2/ Autre "légende", les chouans de Vendée protégeaient leur abdomen des baïonnettes des "Bleus" par une "carapace" de choux....(???)
avatar tito
+12460
 
 
Je suis d'accord avec toi skfendre pour la deuxième information:l'origine du "ventre à choux" ou "ventrachoux" viendrait du fait que les chouans vendéens glissaient des feuilles de choux dans le tissu qu'il portait autour de la taille.Cela n'avait pas pour but de protéger des coups de baïonnettes mais de limiter la blessure grâce au chou(aide à la cicatrisation ou limite l'inflammation,je ne sais pas trop)
avatar un vendéen de nantes
+12457
 
 
il reste cependant les deux idées principales et, à mon avis, plus plausibles : que pour se cacher les vendéens se mettaient à plat ventre dans leurs champs (de choux) et que c'était aussi de ce fait un de leur remède.


avatar Thomas
+12458
 
 
Je cite le site Vendée tourisme, car, personnellement, j'avais toujours entendu parlé de l'orgie de choux...

{"Vendéens, Ventre à choux.... Ce quolibet dont on affuble encore aujourd’hui les Vendéens mérite une petite explication : cette appellation ne vient pas du fait que les paysans mangeaient beaucoup de ce légume..., mais plutôt parce que, durant la guerre de Vendée, ils s’allongeaient à plat-ventre dans les champs de choux, afin de se cacher des ennemis de la République. D’autres prétendent que les ventres à choux ont été ainsi nommés parce qu’une petite feuille de choux appliquée sur les ventres des nouveaux nés accélérait la cicatrisation du cordon ombilical..."}

Par contre, laquelle est vrai, c'est une autre histoire...
avatar eomer85
+12457
 
 
j'ai pour ma part une autre hypothèse pour le nom vente à choux.
Ce nom tiendrait pour origine le grand tablier que portait les hommes et les femmes qui travaillaitent à la récolte des choux. ceux remplissaient leur tablier a le rompre de ces légumes et les transportaient serrés contre leur ventre... d'où le nom: ventre à choux.


avatar Ch.Prat
+12458
 
 
Bonjour,

passionnant ces réactions et ces idées... Effectivement, le mystère reste entier.

Encore une fois, bravo à vosu tous, pour ce site vraiment très agréables...Surtout pour un Vendéen qui vit trop loin de ses terres natales.

Merci,

Ch. Prat

avatar alex l'olonnais
+12455
 
 
Bonjour à tous,

Pour l'origine de cette expression, ma version est : pendant la guerre de Vendée, les chouans mettaient des choux contre leurs ventre sous leurs chemises afin d'éviter les coups de baïonnettes contre les soldats républicains...

à tché Faïtes de Pâques
avatar Moreau
-1
 
 
J'ai entendu une autre version. La Gabelle était un impôt sur
le sel. Pour se cacher des gabelous, les vendéens rampaient
à plat ventre sous les choux de village
avatar WEBMASTER TROOSPEANET
+12459
 
 
Une feuille de choux pour protéger d'une baïonnette ? Fallait pas que l'acier de cette époque soit bien costaud ! ;-)
avatar RPONDEVIE
+12461
 
 
Le fait est que, oui, les vendéens mangeaient couramment les choux destinés au bétail. J'en sais quelque chose, puisque j'en ai mangé bien souvent étant môme. On mangeait les têtes nouvellement poussées (c'est plus tendre), bouillies, avec de la boudine. Ce qui nous amène a un autre sujet possible: la cuisine de cochon a la ferme vendéenne (dont, a mon gout, la boudine n'est pas le morceau de choix d'ailleurs). Qui veut démarrer le sujet?
avatar terchet
+12460
 
 
I crè baï kel disan "ventre à choux" akoz k'enternou en vendaï i manjun bered de chou. mè olè ptet pa vrè pasqu' i manjun bered maï d'poéséa ked'chou. Le devrian dir vuntr'a poéséa o si ve vlé vuntr'a mojhete. Yo sé ja é o m'chaul pa.
avatar mélusine
+12457
 
 
Bonjour,

L'origine du surnom viendrai des guerres de vendées. J'ai entendu dire que celà venait du fait qu'il traversait les champs de choux lors des combats.

Vive la Vendée, vive le Roi !
Belle légende sur l'origine des Mogettes :

La Mélusine se hâte de ramasser, dans son tablier de mousseline, une dornée de pierres, dont elle bâtit la grosse tour, pour y loger toute sa garnison. Mais à peine la porte de la tour est-elle fermée sur le dernier païen, suivi du noir matou, que le roi de France arrive à bride abattue. Mieux édi-fié cette fois sur l'espèce d'ennemi qu'il avait à combattre, le saint roi fit signe à son armée de faire hâlte; puis, accom-pagné d'un moine, qui s'était muni d'un bénitier, Louis IX s'avance tout près de la tour, saisit le goupillon, et de sa main royale lance une aspersion d'eau bénite, qui retombe sur la tour comme un orage plein d'éclairs.
En un clin d'œil, le donjon s'écroule du coup, et laisse à la merci du monarque hommes et bagages, y compris l'in-fernal matou.
Quant à la Mélusine, dans sa frayeur des brûlures d'eau bonite, elle entrouvrit la terre d'un coup de talon, et s'en alla sortir à treize lieues de la, à la Fumerie de Jazeneuil, sous la chaise de Catuche-la-Revêche, qui dormait en triant des mo-gettes (1). Le choc fut rude, et les mogettes furent lancées bien haut dans les airs. Quatre tombèrent dans un champ labouré, et fournirent l'espèce à la contrée, qui ne connaissait encore que la gesse de Saintonge et le pois limousin.
avatar garache85
+2
 
 
Concernant l'hypothèse du nom "ventre à choux", je ne pense pas personnellement que cela soit dû au fait que les combattants vendéens s'embusquaient sous le couvert des choux.
Si l'on raisonne un peu, le choux même s'il était largement cultivé, ne représentait pas la seule culture de la "Vendée militaire". N'oublions pas que tout les terroirs de notre région ne sont pas adaptés à sa culture, que de très grande surfaces était consacrées aux pâturages, aux cultures de céréales (blés et orges), à la betterave, à notre traditionnelle "mogette", mais aussi à des plantes comme le lin...
De plus les stades de croissance où le choux peut réellement offrir un couvert végétal efficace en comparaison à son temps d'occupation du sol est assez restreint...
Enfin n'oublions pas deux éléments importants: l'assolement triennal obligeait à laisser une partie des terres en jachère à l'époque, ce qui diminue encore les surfaces où l'on peut s'embusquer dans un champ de choux. Mais aussi le fait que les haies bocagères de l'époque étaient particulièrement fournies(servant de barrières pour le bétail) et inextricables, offrant déjà un atout majeur en termes de camouflages et d'embuscades...
Quant à utiliser du choux pour parer les coups de baïonnettes, je ne pense pas qu'il en soit fait mention dans des chroniques comme celles de mme de La Rochejacquelain, ni que cela soit très efficace; mais peut-être pour panser les blessures effectivement....
Je pense que cela vient peut-être plus de la médication effectuée avec cette plante, certains rebouteux l'utilisent encore aujourd'hui pour soigner plusieurs maux...
Mais cette argumentation n'est que mon opinion personelle qui n'engage que moi....
avatar Joseph
+5
 
 
"Ventre-à-choux" terme exacte mais employé à tort et à travers, il est ici question de la consommation des "choux verts", plante fourragère pouvant atteindre 1,00 m à 1,20 m de haut dont on prélève sur chaque pied, les quelques larges feuilles du bas pour le bétail et par la même occasion on choisit un peu plus haut une ou deux feuilles moins larges et plus tendres que l'on met à bouillir dans une marmite avec de l'ail, pomme de terre et un bon morceau de lard de poitrine et ensuite une soupe au pain suivie d'une "embeurrée" de choux avec le lard. Au retour des champs ou des chantiers ça retapait son "homme" surtout en hiver, avec plus de vitamine C que le citron. Bien entendu l'odeur de cuisson dérange quelque peu des narines un peu plus sophistiquées, mais ma famille disséminée dans d'autres régions, aime bien se retrouver autour de ce plat préparé dans la marmite de fonte, dans la cheminée et à l'ancienne, même les jeunes y gouttent, enfin un peu!. L'hiver 2011-2012 qui se prépare, verra encore quelques soirées familiales autour de ce plat ( avec les "mogettes" bien sûr). Ce plat rustique consommé en Vendée et en bordure des départements limitrophes, a donné ce sobriquet de "ventre-à-choux" à ceux qui le consomme, pensez-donc, manger comme les vaches !. Certains disent aussi, que les vendéens se cachaient "à plat ventre dans les champs de choux verts" pour tendre les embuscades aux "patauds", pourquoi pas, mais ces mêmes personnes parlent aussi de choux pommes cabus de 20 cm de haut, il ne fallait pas être bien gros, alors ?!, par contre dans les rangs de choux-verts cités ici oui!. Les Chouans qui sont essentiellement bretons, mainois ou normands ne consomment pas ce genre de légumes mais les allemands du nord oui !
avatar ojym
+2
 
 
J'ai lu aussi une autre version de l'origine de ventre à choux. Les vendéens partaient à la guerre en mettant leurs sous dans une ceinture de tissu enroulée sur le ventre. Est ce que ces sous auraient sauvé la vie à quelques uns par rapport aux baïonnettes???. Et que de ventre à sous, ce serait devenu ventre à choux???...
Merci de vous identifier pour poster un commentaire ou une réponse.
EN COURS
FINI
ECHEC

Qui est en ligne ?

   Nous avons 40 invités en ligne

Derniers commentaires

GAUVRIT: https://youtu.be/C4bvO6R0UWY...[lire la suite] >>>
GAUVRIT: Bonjour, je m'appelle Christian et voilà, ce que ...[lire la suite] >>>
armandeb: Merci pour toutes vos précisions fort intéressan...[lire la suite] >>>
armandeb: Vient de paraître le 1er tome d'une trilogie grap...[lire la suite] >>>
Bogdan: Je ne suis pas sur de faire avancer le schmilblick...[lire la suite] >>>