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| Descendants de chouans |
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| Écrit par WEBMASTER TROOSPEANET |
| Vendredi, 28 Octobre 2005 21:10 |
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"Descendants de chouans" est une oeuvre de longue haleine qui s’étale sur près de 20 ans. L’auteur découvre la Vendée pendant l’occupation. Sa première vision marquante est celle d’une table chargée de victuailles, scène quasi surréaliste pour des petits parisiens ayant quitté une capitale en état de disette.
Même après l’exil et le mariage aux USA, les liens effectifs subistent, au point de poser quelques questions d’éthique : peut-on dans ce cas prétendre à l’objectivité d’une enquête ethnologique auprès de cette communauté ? Et à quel accueil s’attendre après une si longue absence, surtout si l’on revient avec la casquette du scientifique dans son rôle d’observateur, voire de juge ? La ré-immersion commence par quelques semaines de stage chez Fleury Michon, histoire d’élargir rapidement le réseau de relations et se voir peu à peu conviée aux fameux "rites de sociabilité" du cru (mariage, chasse à courre, caves des hommes) . Un des passages les croustillants est certainement celui consacré à la mutation de la cellule familiale, autrefois composée d’un couple "d’anciens" qui régentaient 2 à 3 couples d’enfants, de brus et de gendres. Au travers des nombreuses anecdotes qui émaillent ce chapitre, les moins jeunes d’entre nous reconnaîtront des situations dont ils ont été témoins, sinon acteurs. Et que personne ne regrette, si l’on en croit l’auteur. Mais l’ouvrage de Bernadette Bucher pose avant tout LA question fondamentale :"comment la Vendée a t-elle pu résoudre le dilemne existentiel auquel ont à faire face les individus au sein des sociétés contemporaines ; se transformer pour ne pas périr, mais sans cesser de se reconnaître ? " L’ethnologue met en évidence la "remarquable plasticité" de la culture populaire bocaine qui a permis des changements spectaculaires observés sur une quinzaine d’années (1975/1990). A mille lieues des clichés éculés, elle met en évidence "les stupéfiantes transformations de ce monde rural. A commencer par les particularités de l’économie domestique (coublage, salariés dits à mi-viage), la surprenante vitalité des codes de conduite et des valeurs (vaillance, simplicité,ne pas être "inserviable", économie), la richesse des rites de sociabilité ". Autant de pratiques qui, loin d’être engluées dans la tradition, s’avèrent au contraire en perpétuelle adaptation. A partir de l’exemple bocain, l’auteur invite à revoir le concept de communauté : "la modernisation, assimilée à l’urbanisation semble entraîner presque immanquablement la perte du sens de la communauté , remplacé par le "déracinement" ou "l’aliénation" . L’exemple vendéen montre que ces conséquences sont loin d’être innéluctables. On y a vu en effet à l’oeuvre une forme de communauté aux limites à la fois floues , détachées du territoire des contraintes du face à face et pourtant faite d’un réseau très serré de relations sociales, économiques, affectives et rituelles. Ce modèle peut éclairer sous un jour différent les rapports entre culture populaire locale et société englobante, nationale ou supra nationale." En d’autres termes, la vitalité et l’adaptabilité de la société bocaine lui permettrait d’aborder sereinement les mutations du siècle. Même si cet ouvrage est paru 10 ans avant le référendum sur la "constitution européenne", peut-être nous propose t-il une clé pour décoder le oui massif - et à priori surprenant - des bocains ?
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| Mise à jour le Mercredi, 30 Septembre 2009 14:59 |
Enfin vous l'avez lu !
Reprenons le résumé : "Contrairement au mythe toujours vivace d'une paysannerie vendéenne passive et fidèle à un ancien régime catholique, féodal et monarchique, Bernadette Bucher nous plonge dans une histoire profonde jalonnée de ruptures, de rebellions populaires et renversements d'alliance à l'égard de l'Eglise, des seigneurs et du roi. L'importance du protestantisme sur la terre même des guerres de Vendée n'en est pas la moindre surprise. Pour l'auteur, la continuité entre cette Vendée mythique et la Vendée contemporaine résulte moins des idéologies politiques et religieuses que de la remarquable plasticité de la culture populaire bocaine dont l'ethnologue nous décrit les changements spectaculaires observés sur le terrain depuis quinze ans. Les particularités de l'économie domestique (coublage, salariés dits à mi-viage), {{l'étonnante vitalité des codes de conduite et des valeurs-charnières (vaillance, simplicité, économie), la richesse des rites de sociabilité (mariage, chasse à courre, caves des hommes)}} mettent en lumière une logique inattendue des transformations du monde rural. A l'heure où l'Europe cherche à se créer une identité supranationale, Descendants de Chouans nous invite ainsi à revoir le concept même de " communauté " à la lumière du modèle vendéen, et à redonner au quotidien le rôle qui leur revient dans les métamorphoses de l'Histoire."
Beau livre, n'est-ce pas ?
L'Oeil Cynique a-t-il eu tort en mettant en lumière ce que le texte ci-dessus met en gras ?
Le chapitre sur les rites de sociabilité et de passage adolescence/adulte avec les inévitables palets, virées dans les caves, vaut le coup d'oeil.
Seulement il s'agit là d'un travail d'ethnologie (et non historique ou sociologique) donc dégagée a priori de toute critique propre. Bernadette Bucher constate, compare la Vendée (à l'instar de peuplades primitives qu'elle a étudié précédemment - n'y voyez rien de péjoratif) à partir de référants sociaux et le fait même que vous y trouviez matière à honorer ou à dénigrer fait intrinsèquement partie de son étude.
J'ai eu le plaisir de lui adresser en lien l'adresse de votre site web.
Lisez également certains numéros d'Etudes Rurales, vous retrouverez quelques articles sur la Vendée qu'elle a signés.
J'avoue avoir eu une petite pensée compatissante pour vous lors de cette relecture. Ne vous êtes vous pas reconnu dans {"l'inserviable"} , celui qui ne veut pas s'impliquer dans le système d'échange et dans les {"rites de sociabilité"} ? Ne vous restait plus que l'exil, et une solide rancoeur qui s'étale sur votre site. C'est là toute votre différence avec Mme Bucher , qui ne cache rien de ses liens affectifs avec la population qu'elle a étudiée. Vos perfides comparaisons (étude vendéens et {"sauvages"}) pourraient passer pour l'expression de votre ignorance de l'ethnologie moderne, laquelle se pratique aussi dans les centres urbains modernes. Mais cela, vous le savez bien, petit fripon qui aimez agueugner les gens. Désolé de ne pas vous faire le plaisir de bondir. On vous aime bien , car, quoi que vous en pensiez, vous commencez à faire partie de notre univers familier, comme le pot de chambre et les toiles d'araignées.
A propos de Vendéens, un abruti a laissé chez nous un vil message aujourd'hui vous accusant de nazis (article sur les mariages vendéens). Voyez comme tout se délite... Un rien suffit à la folie. <br>
Ne sachez point trouver la perfidie là où elle n'est pas. Entre certains Vendéens et le bon sauvage, je choisis ce dernier (bien que n'étant point rousseauiste) comme ça vous vous amuserez à me convertir, vilain Jésuite et Dieu sait combien la peine sera grande ! Héhé !
Je lis machinalement le petit débat qui vous oppose avec un non moins vil prof de l'Education Nationale. Ayant moi-même enseigné dans le secondaire public et le supérieur (public et privé), fait passer le CAPES à des enseignants du public et du privé, écouté en entendu les harangues tant des cocos (les tenants de la laïcité) que des cathos (le pire étant les JMJistes), les victimes premières sont toujours les mêmes : les élèves, sur le champ de bataille idéologique de leurs géniteurs qui choisissent pour eux (on s'étonne ensuite de la rémanence de la reproduction sociale...).
Quant à Bernadette Bucher, je connais parfaitement les liens qu'elle a avec la Vendée, nous nous connaissons :-)
Mais pourquoi omettre de mentionner que c'est ce même personnage ( j'ai du poil au nez à la poste) qui officie également sur Troospeanet ?
Transmettez mes salutations à Mme Bucher. Vilain messager ne saurait ternir hommages respectueux :-)
Je transmettrai.
NB : on dit "Sieg" et non "Sig" ; vous lui direz. La signification n'est pas la même.
La Vendée change tout de même... C'est triste, mes articles deviendront rapidement aussi {old fashioned} qu'un paletot de vieille toile rêche. :-(
Demandez donc autour de vous. J'ai moitié envie de faire un texte sur les beuveries vendéennes...
Jacques
En tout cas, je sais que ce cri de guerre existe chez les Bretons. Il faut en avoir le coeur net.
Le teuton dont il est question plus bas doit être un peu sourd. Laissez moi votre mail, ami allemand qui lisez ces lignes, et je vous envoie un extrait du chant des vendéens en noce ou en déplacement "sportif", et vous pourrez juger.
Personne ne vous a traité d'abruti...vous devenez lassant. Vous pouvez poster ce fameux chant ici , nous verrons s'il est connu de nos co-listiers



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